Non je ne raconterai pas une énième histoire de je suis tombée en amour avec le mauvais gars. Quand ton cerveau sait que ton coeur fait une erreur. Quand tu sais pertinemment que ça va faire mal mais que tu te mets la tête dans le sable jusqu’à ce que ça te pète en pleine face et que ta petite voix intérieure te dise : J’te l’avais dit! Un classique.

Non, moi je veux parler de la situation inverse, tout aussi pas l’fun à vivre. Ne pas tomber amoureuse d’une personne qui, pourtant, réunit tous nos critères (avoués ou pas). Sur papier, c’est le match parfait. Ton cerveau sait que ça fitte. Il est vraiment super, vous avez plein de points communs, vous riez beaucoup, il comprend ton côté introverti et toutes tes bizarreries (juste ça, c’est un gros point). Mais voilà. Tu l’aimes bien mais tu ne l’aimes pas.

Pendant un moment, tu t’es persuadée de laisser le temps aller. Ça coule tellement tout seul quand vous êtes ensemble que ça va bien finir par arriver. Ton cœur est rouillé mais y va finir par repartir. Ton cerveau sait que tu serais bien dans une relation avec cet homme. Tu vas forcément développer des sentiments amoureux, tout est en place pour le favoriser. Toutes les conditions gagnantes sont là. C’est ce que tu veux. C’est ce que tu espères. Mais ça n’arrive pas.

Enfin oui, mais de son côté à lui. Il t’en fait part et tu aimerais tant lui dire oui moi aussi. Mais tu peux pas parce que t’es pas capable de faire semblant. Tu lui expliques donc franchement que tu aimerais ça mais que ton petit cœur s’accélère pas.

Il a mal mais il comprend. Évidemment, il est fin de même. Il t’offre de laisser le temps passer et de voir si ça arrive. C’est aussi ce que tu veux donc tu acceptes.

Mais tu ne te sens pas bien. Tu t’en veux. Tu te juges. Tu sais que tu es en train de le blesser et tu as assez de respect pour lui pour te détester. Tu es pleinement consciente que ça va lui faire encore plus mal si ça arrive pas. Tu te mets d’autant plus de pression. Ton cerveau hurle à ton cœur de débloquer. Mais il n’entend pas. Il s’est mis des bouchons avant de tomber en hibernation.

Tu sais que tu as été honnête avec lui mais, en même temps, tu as salement l’impression de le niaiser. Pis c’est pas ce que tu veux. C’est pas ton genre. Tu le sais qu’il attend juste que ça arrive. Tu paniques. Ton anxiété ne te lâche pas. Tu tombes pas en amour, tu tombes pas en amour, tu tombes pas… qu’il te répète tel un enregistrement qui tourne en boucle dans ta tête. Tu te sens comme de la marde.

Évidemment, rendue là, ça n’arrivera pas. Tu t’es tellement mis de pression que ton cœur s’est embarré à double (quintuple) tour. Tu te résignes. Tu ne veux pas faire durer cette situation plus longtemps. Tu lui avoues et tu vois la peine dans ses yeux. Tu vois la déception puis la frustration.

Et là, ta petite voix te sort le pire J’te l’avais dit qu’elle t’a jamais murmuré au creux de l’oreille. Pire que la seule fois où tu as fréquenté un salaud. Pire parce que tu as le feeling que là, c’est toi la méchante.

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