La saga USA/Corée du Nord expliquée

Une petite analogie simpliste pour y voir plus clair dans la saga USA/Corée du Nord :

Mettons que la communauté internationale est une école.

Il y a quelques pays qui ont plus d’influence que les autres. Ce sont les profs. Ils choisissent les règles et comment les faire respecter.

Ensuite, une douzaine d’autres ont moins de pouvoir, mais sont quant même importants et possèdent une certaine influence. Ce sont les employés de soutien. Certains espèrent une promotion et en auront probablement une un jour, mais pour l’instant ils sont en soutien.

Les autres pays représentent les jeunes de l’école. C’est sûr que certains d’entre eux ressortent du lot car leur famille possède des richesses importantes pour la communauté internationale. Ils peuvent influencer certaines décisions. D’autres étudient et/ou manigancent pour devenir employé de soutien, voire même profs, à la fin de leurs études.

Les États-Unis, eux, sont au poste de directeur d’école. Ils ont déjà été profs et ont eu une promotion il y a quelques décennies. L’ancien directeur était quant même relax et, malgré quelques erreurs, il s’en est plutôt bien sorti. Il a été remplacé récemment par son cousin éloigné qui a fait très peu d’études.

La Corée du Nord, elle, est représentée par ce jeune marginal à qui pratiquement personne ne parle. Il vient d’une famille intense de style secte qui l’a élevé en enfant-roi puissance mille. Il a déjà menacé les autres de faire sauter l’école. Personne ne l’a vraiment pris au sérieux avant mais là, il vient d’emmener une arme à l’école pour faire le fanfaron devant tout le monde, espérant ainsi enfin gagner le respect de ses pairs en leur faisant peur. C’est pas la première fois qu’il fait ça mais les fois précédentes, c’était des armes jouets. Cette fois, elle semble vraie.

Avant, le directeur dealait bien avec le jeune marginal. Il l’ignorait quand c’était le temps et rappelait les règles en temps et lieu. Le nouveau directeur, lui, a beaucoup d’insécurités. Il n’a pas la cote auprès de la majorité des profs et des employés de soutien. Même dans sa famille, il y a beaucoup de tensions concernant son statut. Il a un peu (beaucoup) l’impression de faire rire de lui et enchaîne les gaffes impulsives pour tenter de remédier à la situation.

Pour asseoir son autorité, le directeur a décidé de régler son cas au jeune marginal. Mais, plutôt que de le convoquer dans son bureau et lui faire un plan d’intervention diplomatique, le directeur a commencé à baver le jeune marginal devant toute l’école. Le directeur était un gros intimidateur à son ancienne école et il ne connaissait que ce moyen pour confronter quelqu’un. Il se mit donc à écœurer le jeune publiquement et lui rappeler que lui, le directeur, avait beaucoup plus de pouvoir. Le jeune, évidemment, piqué au vif et embarrassé devant tous les autres, embarque dans cet affrontement verbal avec comme seul argument : vous avez peut-être plus de pouvoir que moi, vous riez peut-être tous de moi mais si je fais tout sauter, plus personne ne rira.

Regardant tout ça se dérouler sous leurs yeux, les profs, les employés et les jeunes sont éberlués. Celui censé les protéger contre l’intimidation est lui-même un intimidateur qui ne fait qu’empirer les choses au lieu de les calmer.

Pour que l’école ne sombre pas dans le chaos, il ne reste plus qu’à espérer que la masse silencieuse s’en mêle, que le directeur change de stratégie (ou soit remplacé) ou encore que l’arme du jeune marginal soit juste un jouet malgré tous les indices laissant penser que, cette fois, ce n’est probablement pas le cas.

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